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 Que peut-on reprocher aux aliments industriels préparés pour les chiens/chats ?

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Christie, administrateur
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MessageSujet: Que peut-on reprocher aux aliments industriels préparés pour les chiens/chats ?   Sam 21 Juil - 18:10

Que peut-on reprocher aux aliments industriels des animaux domestiques ?

« Le chien partage nos intérieurs… c’est à nous qu’incombe la charge et la responsabilité de celui-ci… quel est l’habitat le plus adapté, comment le protéger de différentes maladies, quels éléments doit contenir sa nourriture afin que celle-ci réponde le mieux à ses besoins nutritionnels…autant de questions nécessaires pour être en mesure de lui apporter une qualité de vie adaptée à ses besoins fondamentaux. » (Gérard Lippert)

Dans la continuité des sujets sur la bientraitance de nos animaux domestiques, c’est d’alimentation que nous allons maintenant parler. Plusieurs articles y seront consacrés. Nous commençons cette série en abordant les aliments industriels…

Beaucoup de bruits, de rumeurs circulent sur le net, au sujet des croquettes et plus généralement des aliments industriels de nos animaux domestiques. Nous allons essayer dans cet article de mettre un peu de clarté dans la multitude d’informations qu’on peut trouver.
Restons vigilants et critiques par rapport à ce que nous lisons !

Quand on lit des critiques sur les aliments industriels, un premier point à avoir en tête est que de nombreux aliments industriels pour animaux domestiques existent, de types et de qualités différents ; tous ne se valent pas.

Un deuxième aspect à ne pas négliger est la source d’une information : plusieurs sites, blogs…annoncent certains faits comme des vérités…mais les sources de leurs informations ne sont pas toujours renseignées.

Un troisième point concerne l’utilité de connaître la date de parution d’un article, d’un livre. Par exemple, le livre du Dr Charles Danten, « Un vétérinaire en colère », paru en 1999 regorge d’informations qu’on retrouve actuellement sur le net. Si ce livre mérite d’être lu, nous devons avoir à l’esprit que des lois ont été modifiées depuis sa publication, et certains points évoqués dans le livre ne sont plus d’actualité.

Je vous invite aussi à rechercher si les informations que vous trouvez concernent tous les pays (c’est rarement le cas) et à aller plus loin dans vos recherches pour trouver les pays concernés par ce que vous pouvez lire.

Enfin il est important de rester vigilant face aux résultats d’une seule étude. En gros, on peut retenir qu’on peut attribuer une certaine confiance en une étude, si au moins une deuxième étude indépendante de celle-ci vient confirmer la première.

Alors, avant toute conclusion hâtive sur la nocivité de l’ensemble des aliments industriels, vérifions, vérifions, et vérifions encore !
Aliments industriels et longévité

A ce sujet, voici les conclusions de l’enquête du Dr G. Lippert, sur la dégradation de l’état de santé de nos chiens, parue en 2003.

« Notre étude indique de manière significative (1.7 chances sur 1000 de se tromper, au seuil de significativité de 95%) que les animaux recevant une alimentation variée de type ménagère semblent bénéficier d’une longévité supérieure probablement corrélée à la qualité intrinsèque des aliments de base, à leur assimilation liée à leurs qualités naturelles. »

Ce que l’enquête ne nous apprend pas, c’est s’il existe une différence entre aliment industriel humide et sec, entre aliments Premium et aliments industriels bas de gamme, entre aliments ayant des sources de protéines différentes, entre aliments biologiques et les autres… On aimerait des enquêtes complémentaires pour aller plus loin dans cette recherche.

Et on aimerait aussi recenser les résultats d’une deuxième étude de même type pour confirmer et valider ceux Du Dr Lippert (de tels résultats existent peut- être ; mais à ce jour, je n’en n’ai pas connaissance).

G. Lippert écrit d’ailleurs dans son enquête : « A la lumière de cette étude nous incitons les différentes parties à entreprendre une étude à plus grande échelle, avec un protocole entraînant moins de biais afin de s’assurer de l’impact réel de l’alimentation et de sa qualité. »


De l’origine des aliments industriels pour animaux domestiques

Des critiques sur l’origine des croquettes existent. Elles peuvent se résumer ainsi :

Le but primaire des usines produisant des croquettes ou des boites pour animaux domestiques a été la valorisation des différents déchets de l’industrie agro-alimentaire. Cette industrie n’a pas été créée pour apporter une alimentation de qualité à nos animaux de compagnies.

S’il reste vrai que les industriels de l’agro-alimentaire cherchent à augmenter leur compétitivité en valorisant tous les produits issus de leurs usines et en diminuant par exemple le coût de retraitement de leurs effluents, on ne doit pas nier pour autant que l’utilisation des sous-produits permet aussi de lutter contre les pollutions en limitant les rejets dans les rivières et la mise en décharge des résidus organiques par les industriels de l’agro-alimentaire.

Des problèmes de qualité existent encore aujourd’hui. Mais les connaissances ont évolué, les réglementations aussi. Les problèmes relevés sur les aliments que l’on peut trouver actuellement diffèrent de ceux des premiers aliments industriels pour animaux.

On peut citer à titre d’exemple les conclusions de la thèse vétérinaire de E. Sagols. sur l’alimentation du chien et du chat insuffisant cardiaque (2007). On y apprend que l’analyse des aliments industriels diététiques destinés aux carnivores domestiques insuffisants cardiaques révèle bien souvent une inadéquation entre les travaux publiés et la supplémentation réelle en nutriments de ces aliments. On peut donc se demander dans quelle mesure la présence de ces nutriments dans les aliments est réellement bénéfique et n’est pas qu’un argument commercial.

Enfin, si l’origine des croquettes est à attribuer à une démarche des industriels de valoriser les différents déchets de l’agro-alimentaire, il me semble que l’évolution du marché revient quant à elle à la demande et aux exigences du consommateur. Depuis quelques années, avec l’intérêt croissant des consommateurs pour des aliments plus « naturels » et biologiques, des industriels ont développé des gammes d’aliments plus « naturels » et des aliments dits « holistiques ».
Les matières d’origine animale : statut réglementaire et sécurité sanitaire

Sur la toile, on peut encore lire sur certains sites que les croquettes peuvent contenir des matières issues d’animaux morts d’accident ou de maladie, issues du recyclage de l’équarrissage. Si ce constat pouvait être effectif il y encore quelques années, aujourd’hui, en France et en Europe, la législation impose une toute autre vérité :

« Quel que soit l’état physique de la matière – fraîche, congelée, déshydratée -, les règlementations européennes et françaises imposent que :
- toutes les matières d’origine animale soient issues d’animaux sains abattus en abattoirs placés sous le contrôle de vétérinaires officiels
- ces matières ne puissent strictement provenir que d’animaux sains déclarés propres à l’alimentation humaine, après inspection vétérinaire post-mortem.
Il ne peut donc en aucun cas être utilisées de matières issues d’animaux morts d’accident ou de maladie, ou de matières dites “à risque spécifié” dans le cadre des mesures d’éradication de l’ESB, la totalité de ces matières, considérée “à haut risque” étant détruite par incinération. » (Réglementation reprise du site http://www.facco.fr/-Origine-des-matieres-)


Les protéines

D’abord, qu’entend-on par source de protéines dans les aliments industriels. Car quand on y regarde d’un peu plus près, on trouve tout un panel de dénominations sur les emballages :

-en ce qui concerne l’alimentation sèche, voici des exemples d’ingrédients lus sur les emballages : viande de volaille déshydratée, farine de volailles, protéine de volailles déshydratées, hydrolysat de protéines animales, hydrolysat de foie, creton, volaille (avec un %), poudre d’œuf, ouf entier en poudre, poissons déshydraté, protéines de poissons déshydraté…
-et pour les aliments humides : viande et co-produits animaux, viandes et sous-produits d’animaux, poissons et sous produits de poisson, œufs et produits d’œufs, cœur de porc, cœur et foie de volaille, rein, poulet…

Alors comment s’y retrouver dans cette multitude de dénominations. Que représentent-elles ?

• Je vous invite à visiter le site de la Sifco pour comprendre la valorisation des sous produits animaux dans l’alimentation pour animaux domestiques http://www.sifco.fr/metiersetproduits_pet.php
-Vous pouvez aussi suivre le parcours du devenir des sous produits animaux à ce lien : http://www.sifco.fr/metiersetproduits_infographie.php
-Voici enfin un diagramme sur le traitement et débouchés de sous-produits animaux des catégories 1, 2 et 3 http://www.sifco.fr/collectep1.pdf

• Un cours sur les farines et graisses animales en ligne sur le site de l’école vétérinaire de Lyon nous donne aussi des informations intéressantes : http://www2.vet-lyon.fr/ens/nut/webBromato/cours/farinean/sommfa.html

Nous y apprenons que compte tenu du caractère « péjoratif » attaché au terme « farine de viandes », l’industrie des aliments pour carnivores domestiques préfèrent parler de protéines déshydratées, de viandes déshydratées et précuites…donc ces termes sont à lire avec prudence et sans naïveté : nous n’avons pas forcément à faire à de beaux morceaux de viande (muscles) ensuite déshydratés!

Ensuite, on peut y lire que dans les croquettes, les protéines sont essentiellement apportées par les farines animales. En fonction de la sélection des tissus qui composent les matières premières destinées à la fabrication des farines, il existe une multitude de farines de viande. Il faut retenir que les farines animales sont des sources de protéines mais que ces protéines ne sont pas systématiquement de bonne qualité. Les protéines des muscles rouges, muscles blancs, et glandes sont très digestibles et ont une très haute valeur biologique. Par contre, les protéines d’os, de tissu conjonctif (tendon, ligaments), de la peau et des phanères (poils, plumes) ont une très mauvaise valeur biologique car elles présentent des déséquilibres en acides aminés indispensables. Les protéines de sang sont, quant à elles, très digestibles et de bonne valeur biologique. Les protéines de poissons sont de très hautes valeurs biologiques.

Enfin, on y apprend que dans les aliments secs pour carnivores domestiques, on peut trouver des farines de cretons. (Les résidus musculaires des tissus adipeux traités dans des fondoirs forment les cretons. Dans les farines de creton, il y a peu de tissus osseux.) On peut aussi y trouver des « farines de viande osseuses » (telles que définies dans le cours). La forte teneur en matières minérales de ces farines peut provoquer des apports excessifs de minéraux par rapport aux besoins des animaux. C’est pour les aliments pour carnivores domestiques (où la part de protéines d’origine animale doit être importante) que cet excès de matières minérales est le plus préjudiciable (cette remarque ne concerne pas les farine de cretons). Pour pouvoir utiliser des farines de viande osseuses, des procédés de déminéralisation peuvent être utilisés.

Pour clore cette partie, je mentionnerai que la qualité dépend de deux facteurs : l’équilibre entre tous les acides aminés et la digestibilité des protéines. Lorsqu’on achète un aliment pour animaux domestiques, nous n’avons pas à notre disposition d’informations sur la digestibilité des protéines et sur l’équilibre entre acides aminés. Nous devons néanmoins savoir que le fabricant d’un aliment complet de qualité doit s’assurer de la présence de tous les acides aminés indispensables en teneur suffisante dans l’aliment.

Une grande majorité des fabricants d’aliments industriels pour animaux domestiques utilisent la valorisation des sous produits d’animaux pour intégrer des protéines dans les aliments.

Les dénominations utilisées pour mentionner ces sous produits sont nombreuses. Gardons à l’esprit qu’il s’agit néanmoins bien, dans la majorité des cas de sous-produits d’animaux.

Enfin, à propos de l’influence des traitements technologiques, d’une manière générale, on peut reconnaître que la cuisson et le séchage, notamment à hautes températures diminuent la valeur biologique des protéines.
Les céréales

Certains sites, comme le Barf, le site de l’alimentation à base de viande crue, pour chiens, chats et furets, dénoncent le fait de donner des céréales aux chiens domestiques.

L’amidon est nécessaire à l’extrusion, procédé à la base de la fabrication d’une croquette. Il est donc forcément présent dans les aliments secs.

Selon Géraldine Blanchard et Bernard-Marie Paragon, auteurs du livre « L’alimentation des chiens », les chiens consomment sans problème une quantité raisonnable de céréales si elles sont cuites et bien choisies (le riz, les pâtes bien cuits). « Il y a beaucoup d’amidon dans les croquettes parce que c’est l’amidon qui permet de faire, technologiquement, une croquette. Ce n’est pas une raison suffisante pour supprimer l’amidon de l’alimentation. » (site http://www.cuisine-a-crocs.com/)


Des critiques sont également faites sur la présence de substances dangereuses et toxiques dans les céréales. Selon la Facco, en Europe et en France, dès réception dans les usines, des analyses sont effectuées (recherche d’aflatoxine, de pesticide, d’œufs ou larves d’insectes…).

Les Métaux Lourds

Des teneurs maximales admissibles en Cadmium et en Plomb dans les matières premières animales, végétales et dans les aliments pour animaux familiers ont été fixées par la Directive Européenne 2005/87.

Les Pesticides et les Insecticides

Des teneurs maximales admissibles des différentes substances dans les matières premières utilisées dans la fabrication des aliments pour animaux familiers ont été fixées par la Directive Européenne 2006/77.

Les Dioxines et les PCB

Des teneurs maximales admissibles dans les matières premières animales, végétales, dans les additifs et dans les aliments pour animaux familiers ont été fixées par la Directive Européenne 2006/13.

Les Mycotoxines

Des niveaux maxima à ne pas dépasser ont été établis comme recommandés par la Commission Européenne (2006/576) pour les différentes mycotoxines issues des moisissures pouvant se développer dans les céréales utilisées dans la fabrication des aliments pour animaux familiers. Les Aflatoxines font l’objet de teneurs maximales admissibles. http://www.facco.fr/Les-substances-indesirables-les

Néanmoins, l’association SNAC (Sécurité de la nourriture pour animaux de compagnie), créée en octobre 2007 fait procéder par un laboratoire indépendant des marques de Pets-Food, l’analyse d’aliments pour chats et chiens disponibles sur le marché. Selon l’association, des résultats ont révélé, entre autre, la présence de mycotoxines et de mélamine dans certains aliments, à des taux inquiétants et pouvant être dangereux pour la santé de nos animaux. (site de l’association Snac : http://www.croquettes-chats-chiens.com/)
Les vitamines et antioxydants

Par les différentes étapes de la fabrication des aliments industriels, une grande partie les vitamines que ces matières premières pouvaient contenir sont détruites. Pour compenser ces pertes, les fabricants ajoutent des vitamines.

On constate comme pour l’homme que l’assimilation des vitamines de synthèse est moins bonne que sous la forme naturelle.

La qualité en vitamines des aliments industriels pour animaux domestiques n’est certainement pas optimale. Mais l’ajout de vitamines de synthèse est-il pour autant nocif?

Au sujet des anti-oxydants, je vous renvoie à un travail de recherche : « L’intérêt de la supplémentation en antioxydants dans l’alimentation des carnivores domestiques (2005) »

Résumé de la thèse vétérinaire de J. Pastre : L’intérêt de la supplémentation en antioxydants dans l’alimentation des carnivores domestiques (2005) « Pour renforcer les défenses antioxydantes de l’organisme et prévenir l’apparition de lésions dues à l’oxydation, les chercheurs se sont interrogés sur l’utilité de différentes molécules antioxydantes en supplémentation dans l’alimentation, telles les vitamines E et C, les caroténoïdes, la taurine et quelques minéraux et oligo-éléments (sélenium, magnésium, zinc, manganèse). L’étude bibliographique des travaux réalisés chez l’homme et chez les carnivores domestiques a montré que l’emploi de certaines molécules semble justifié lorsque des mécanismes radicalaires sont impliqués tels que l’effort physique intense, la réaction immunitaire, le vieillissement et lors de maladies comme le cancer, les maladies neurodégénératives, oculaires ou ostéoarticulaires. Néanmoins, même si actuellement l’ajout d’antioxydants dans l’alimentation des carnivores domestiques suscite un formidable engouement, il reste encore beaucoup de problèmes à élucider avant de garantir leur efficacité et leur innocuité. »
Les gras

Dans le livre de Chantale Robinson, « Mon animal mange-t-il bien ? » on peut lire que la majorité des fabricants utilisent des sous-produits de gras (lard de bœuf, déchets d’huiles des restaurateurs…). Selon elle, ces gras sont vendus à des entreprises spécialisées, qui achètent tous les restes de gras, les entreposent après avoir ajouté des antioxydants chimiques, et qui les revendent aux fabricants d’aliments pour animaux. Elle écrit aussi que ces gras contaminés ne font l’objet d’aucune inspection et que les fabricants d’aliments pour animaux ne sont pas obligés d’indiquer les agents de conservation déjà présents dans les gras achetés de l’industrie.

Si ces informations sont peut-être effectives dans certains pays, elles ne s’appliquent en revanche pas à la France et à l’Union européenne.

Les graisses issues de bovins, de porcins ou de volailles utilisées dans la fabrication d’aliments préparés pour animaux familiers sont des matières de catégorie 3, telles que définies par le Règlement 1774/2002/CE. A ce titre, les graisses sont issues d’animaux abattus en abattoirs et déclarés propres à l’alimentation humaine après inspection post-mortem par un vétérinaire inspecteur officiel.

Il est inexact aussi que les fabricants d’aliments pour animaux ne sont pas obligés d’indiquer les agents de conservation déjà présents dans les gras achetés de l’industrie.

Les additifs ajoutés dans la formule lors de la production d’aliments font, selon la réglementation actuelle et le nouveau règlement 767/2009/CE, l’objet d’une déclaration sur l’étiquette si ces additifs ont un maximum autorisé (quelle que soit l’espèce animale ciblée).

Les additifs utilisés dans les matières premières (protéines animales transformées, graisses) font également l’objet d’une déclaration obligatoire s’ils sont également soumis à maximum autorisé. Ceci est le cas du BHA et du BHT. (Je remercie M. Yves Bodet Délégué Général FACCO pour ses réponses et informations à ce sujet.)
Les additifs synthétiques dans la nourriture

Pour que la nourriture paraisse plus appétissante et attirante au propriétaire, et pour améliorer le goût des aliments, certains fabricants ajoutent des colorants artificiels, des agents d’aromatisation, et des agents de texture. Des agents de conservation chimiques peuvent aussi être ajoutés.

De plus en plus de personnes se questionnent et s’inquiètent de l’ajout de telles substances, aussi bien dans l’alimentation humaine que dans celle de nos animaux domestiques.

Depuis quelques années, le consommateur peut trouver des aliments pour animaux domestiques plus naturels, sans conservateurs et/ou colorants synthétiques.

Mais sur ces questions, il est aujourd’hui très difficile de conclure ; le sujet est vaste et complexe et les avis, même entre spécialistes divergent.

Apprendre à comparer les aliments industriels

De nombreux aliments industriels pour animaux domestiques existent. Je le répète encore une fois : tous ne se valent pas !

Vous pouvez lire sur le site de la FACCO la page : comment lire un emballage ? http://www.facco.fr/Comment-lire-un-emballage

Vous devez retenir que c’est entre autre grâce à la lecture de la composition, que vous trouvez sur les emballages, que vous pouvez comparer certains éléments (la présence ou non de colorants, de conservateurs, d’additifs, la présence ou non de certaines vitamines et leur taux, les sources de protéines, de céréales…)

Mais il est important de savoir que l’analyse moyenne (les pourcentages en protéines, en céréales… qu’on peut lire sur les conditionnements d’aliments industriels) ne suffit pas à comparer les aliments entre eux.

Pour comparer des aliments, il faut calculer la quantité de nutriments que le chien récupère lorsque l’on couvre son besoin énergétique. Pour effectuer ces comparaisons, certains calculs sont donc nécessaires. Vous pourrez trouver un accompagnement auprès de votre vétérinaire, si celui-ci s’est penché et/ou formé aux questions d’alimentation des animaux domestiques (ce n’est pas le cas de tous les vétérinaires). Le livre « l’Alimentation des chiens » co-écrit par Géraldine Blanchard et Bernard-Marie Paragon pourra aussi vous y aider.

Et à savoir : les quantités inscrites sur les paquets ou boites ne correspondent pas forcément aux besoins de votre animal. Le besoin énergétique de votre animal doit être calculé. Chez le chien, ce besoin dépend de plusieurs facteurs (le poids, la race, le mode de vie, l’état physiologique, le statut pathologique).

Vous trouverez des informations sur ce site : http://www.cuisine-a-crocs.com/*_Calculer_la_teneur_en_energie_d_un_aliment_industriel-pg-313.html
Conclusion

Si on peut reconnaître que la qualité des nutriments des aliments industriels pour animaux domestiques n’est pas parfaite et optimale et peut encore être améliorée, il me semble néanmoins prématuré et exagéré de conclure que l’ensemble de cette alimentation est nocive pour nos compagnons. D’autant plus que tous les produits ne se valent pas !

Avant de critiquer tous les aliments industriels, apprenons d’abord à comprendre les besoins alimentaires de nos animaux avec les connaissances actuellement disponibles et ensuite, prenons le temps de comparer les aliments disponibles sur le marché!

Et respectons les choix de chacun ! L’important est que chacun puisse trouver des produits en accord avec ses valeurs…en attendant des apports scientifiques plus complets qui guideront à l’avenir la réglementation de l’alimentation animale.

Pour les adeptes du « fait-maison » des solutions existent, ce dont nous parlerons dans un prochain billet.


Pour en savoir plus:

Les livres :

- L’Alimentation des chiens par Géraldine Blanchard et Bernard-Marie Paragon, 2008

-Mon animal mange-t-il bien ? par Chantale Robinson, 2004

-La malbouffe ou la Vie du Dr G. Lippert, 2003

-Un vétérinaire en colère du Dr Charles Danten, 1999

Sur le net:

-La FACCO, Chambre Syndicale des Fabricants d’Aliments pour Chiens, Chats, Oiseaux et autres animaux familiers, http://www.facco.fr/

-Le SIFCO le Syndicat des Industries Françaises des Coproduits animaux http://www.sifco.fr/donneeseco_production.php

http://www.sifco.fr/metiersetproduits_pet.php

-La liste des additifs et leur statut sur le site officiel de la Commission – DG SANCO

http://ec.europa.eu/food/food/animalnutrition/feedadditives/comm_register_feed_additives_1831-03.pdf .

-Cours sur les farines et graisses animales (école vétérinaire de Lyon ; ATTENTION la législation a énormément évoluée depuis septembre 2001, ce cours n’intègre pas ces dernières modifications législatives, seules les descriptions sont à prendre en considération

http://www2.vet-lyon.fr/ens/nut/webBromato/cours/farinean/sommfa.html)

-La thèse vétérinaire de J. Pastre : L’intérêt de la supplémentation en antioxydants dans l’alimentation des carnivores domestiques (2005)

http://oatao.univ-toulouse.fr/1341/1/celdran_1341.pdf

-La thèse vétérinaire de SAGOLS, E Alimentation du chien et du chat insuffisant cardiaque. (2007)

http://oatao.univ-toulouse.fr/1823/1/celdran_1823.pdf

- Thèse vétérinaire L’obésité chez le chat : incidence, facteurs prédisposants et prise en charge LAMBINET, L. (2008)

http://www3.vet-lyon.fr/bib/fondoc/th_sout/dl.php?file=2008lyon066.pdf

-Association SNAC : http://www.croquettes-chats-chiens.com/presentation.htm

Véronique VOISIN


Source : http://www.mediation-animale.org/que-peut-on-reprocher-aux-aliments-industriels-des-animaux-domestiques/

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*Je vous souhaite de passer de bons moments sur le forum!*

On n'a pas deux coeurs, l'un pour l'homme l'autre pour l'animal, on a du coeur ou on n'en a pas.
Lamartine


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